Le parcours d’une athlète admirable

Mailhot Sarah 10

Sarah Mailhot, native du Québec, vit avec le spina-bifida et donne toute son énergie dans ce qu’elle entreprend. Passionnée par la langue, l’écriture et la lecture, elle se retrouve en 2012 à nager dans la piscine olympique à Londres pour les Jeux paralympiques. Elle affirmait pourtant ne pas être une grande sportive auparavant et la natation n’était pas une évidence pour elle avant la suggestion de sa physiothérapeute de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec.

Après avoir terminé son baccalauréat en mai 2013, la jeune athlète a opté pour un travail autonome où elle fait de la traduction à la pige dans les domaines techniques. Par ailleurs elle n’oublie pas son rôle dans le programme « Jouez gagnant » d’Équipe Québec. Elle réalise des conférences dans les écoles depuis 2010 afin d’échanger avec les jeunes et leur partager son expérience, « je suis très fière de pouvoir dire que j’en aurai inspiré au moins quelques-uns parmi tous ceux que j’ai vus depuis 5 ans. »

«L’eau est réellement mon élément. »

Toujours déterminée et compétitive, Sarah donne tout ce qu’elle a dans sa spécialité, « J’aime ça quand je suis bonne dans quelque chose! » confiait-elle. En effet, cette jeune femme n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort et travaille dur pour être toujours aussi fière de ses compétences. Dispensée de sport au secondaire dû à son déséquilibre, la jeune femme est tout de même devenue une athlète admirable qui offre de l’espoir  et une grande source d’inspiration aux 9000 personnes vivant avec le spina-bifida et/ou l’hydrocéphalie au Québec mais également à un grand nombre de personnes.

À son retour des jeux paralympiques de 2012, Sarah commençait déjà à penser aux prochains jeux paralympiques de 2016 qui se dérouleront à Rio. On croise les doigts pour qu’elle soit sélectionnée aux jeux parapanaméricains qui ont lieu cet été à Toronto, plus précisément du 7 au 15 août. Ces derniers possèdent des épreuves qui serviront d’étapes qualificatives pour les jeux de Rio. La jeune athlète se prépare psychologiquement en se promettant de se concentrer sur sa technique dans le but de donner le meilleur d’elle-même tout en contrôlant ses émotions «Pour cet été à Toronto, j’ai l’intention de donner tout ce que j’ai. ». Elle souhaite revenir des jeux en étant fière d’elle et de ses scores, mais également d’y avoir pris du plaisir «Je ne veux pas regarder en arrière et me rendre compte que j’ai manqué la chance de vivre une belle expérience en me mettant trop de pression. ».

DSC_0007

«Aujourd’hui, je suis plus solide qu’avant et je suis prête à faire face à tout.»

Après une légère déception lors des jeux paralympiques de 2012, Sarah a su faire face et connaît à présent une détermination plus forte que jamais. Elle affirme avoir eu beaucoup de travail à faire au niveau psychologique pour reprendre confiance en elle, «Pendant les 3 dernières années, j’ai eu un gros travail à faire sur moi-même. J’ai dû accepter le fait que je ne suis pas invincible, qu’il peut m’arriver à moi aussi de vivre une contre-performance, mais que ce n’est pas la fin du monde. C’est décevant, c’est frustrant, mais je dois me servir de ces expériences pour apprendre de mes erreurs et m’améliorer.»

À présent, la jeune femme affirme se sentir bien. Elle a pratiqué un autre sport, le vélo à mains, qu’elle n’avait jamais pratiqué auparavant. Arriver dans un nouveau sport où aucune attente ne pèse sur ses épaules s’est révélé être si apaisant et décompressant que cela a été une révélation  pour elle : « ça m’a permis de me rappeler à quel point j’aime le sport, et non juste le fait de gagner. ». Cette pause de natation lui a également permis de se rendre compte à quel point elle aimait nager : «après presque 2 mois sans nager je m’ennuyais de la piscine et j’avais hâte de retourner m’entraîner. »

« J’ai l’intention de continuer à nager encore un certain temps. »

Comment imagine-t-elle son avenir ? À nager ! Elle ignore pendant encore combien de temps elle nagera, mais tant que cela lui apporte du plaisir, elle n’imagine pas arrêter de sitôt. Elle affirme même continuer l’entrainement lorsqu’elle arrêtera de faire de la compétition, cela concerne la natation mais aussi les autres sports. « Le sport m’a tellement apporté, il fait partie intégrante de ma vie, je crois que je ne pourrais plus m’en passer. ». Elle souhaite également rester impliquée auprès des jeunes en continuant ses conférences de sorte à les encourager et les inciter à être plus actifs.

Concernant son avenir dans le milieu professionnel, elle estime être encore à ses débuts, mais nous lui souhaitons beaucoup de réussites : « il me reste beaucoup de chemin à faire, mais j’aimerais beaucoup essayer de faire de la traduction littéraire. ».

Advertisements

Un avis sur « Le parcours d’une athlète admirable »

  1. Bonjour Sarah.

    Je considere ton histoire comme étant tout a fait incroyable, un exemple de détermination et un modele a suivre. Merci pour tout le courage dans tu fais preuve, et de le partager.

    Je suis atteinte d hydrocéphalie et sa je l ai apprise quand je servais dans les Forces Armée Canadienne,j ai crée ma propre lever de fond depuis 2010 grace au défis que je m avais lancer de participer a la course de l armée d Ottawa,( 2008) il me fallue 3 ans pour réussir le parcours de 5km ( 33min) qui avais été crée pour les Soldats blessées. J ai réussi pendant 2 ans mon demie marathon dans l espace d un mois ( 5 km) par semaines de facon anuelle en Novembre. Je voulais passer le message aux jeunes que quand en y crois tout est possible, avec le temps.

    2012-2014 j ai eu des complications relier a l épilepsie,,,gracieuseter de l hydrocéphalie, il a falue m adapter. L année passer ses sur mon éliptical en fesant 2 km par mois que je m attendais de faire mon parcours de 21 km, en nov je devais courir mon dernier km aux coter de mon spécialiste et mon médecin, sa na pas été le cas,,, et ses en lisant ton histoire que sa ma faite reflecter a la mienne…

    le fais d avoir accomplie l exploie en 2010,est déja toute une histoire a raconter, elle a été raconter déja mais je pense quelle mérite d etre répéter. Si tu as des conseils a me donner comment mi prendre,car j aimerais bien faire des conferences sur le sujet, ici au NB en tombe sous la tutelle de la Nouvelle Écosse en na pas d association comme telle, et je na i pas vraiment rencontrer de monde atteint de SBH. Je continue malgré tout ma mission personelle appeler Mission Ourson Canada, qui a pour but d éduquer ,d ammasez des fonds et tout sa en formant une équipe anuelle le sbh, dédiant la lever de fond a une différente province année apres année, l équipe est composer de Militaire, de Civile, et de Vétérants. Depuis 2010, 80 oursons en été parrainer et distribuer dans 6 provinces dont le Québec et sa aussi loin que le Yukon,l amagne,et l aberta et 5300$ en également été amasez pour ses meme provinces.

    Je pensais de te partager mon histoire,Laurence devrais ecrire quelques chose bientôt sur Mission Ourson Canada, ici sur le blog,alors attend voir,j espere de recevoir de tes nouvelles,merci encore d etre un telle modele,a suivre.

    Annick Le Bouthillier.
    Véterante.
    Grande Digue ( NB)

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s