Le parcours d’une athlète admirable

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Sarah Mailhot, native du Québec, vit avec le spina-bifida et donne toute son énergie dans ce qu’elle entreprend. Passionnée par la langue, l’écriture et la lecture, elle se retrouve en 2012 à nager dans la piscine olympique à Londres pour les Jeux paralympiques. Elle affirmait pourtant ne pas être une grande sportive auparavant et la natation n’était pas une évidence pour elle avant la suggestion de sa physiothérapeute de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec.

Après avoir terminé son baccalauréat en mai 2013, la jeune athlète a opté pour un travail autonome où elle fait de la traduction à la pige dans les domaines techniques. Par ailleurs elle n’oublie pas son rôle dans le programme « Jouez gagnant » d’Équipe Québec. Elle réalise des conférences dans les écoles depuis 2010 afin d’échanger avec les jeunes et leur partager son expérience, « je suis très fière de pouvoir dire que j’en aurai inspiré au moins quelques-uns parmi tous ceux que j’ai vus depuis 5 ans. »

«L’eau est réellement mon élément. »

Toujours déterminée et compétitive, Sarah donne tout ce qu’elle a dans sa spécialité, « J’aime ça quand je suis bonne dans quelque chose! » confiait-elle. En effet, cette jeune femme n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort et travaille dur pour être toujours aussi fière de ses compétences. Dispensée de sport au secondaire dû à son déséquilibre, la jeune femme est tout de même devenue une athlète admirable qui offre de l’espoir  et une grande source d’inspiration aux 9000 personnes vivant avec le spina-bifida et/ou l’hydrocéphalie au Québec mais également à un grand nombre de personnes.

À son retour des jeux paralympiques de 2012, Sarah commençait déjà à penser aux prochains jeux paralympiques de 2016 qui se dérouleront à Rio. On croise les doigts pour qu’elle soit sélectionnée aux jeux parapanaméricains qui ont lieu cet été à Toronto, plus précisément du 7 au 15 août. Ces derniers possèdent des épreuves qui serviront d’étapes qualificatives pour les jeux de Rio. La jeune athlète se prépare psychologiquement en se promettant de se concentrer sur sa technique dans le but de donner le meilleur d’elle-même tout en contrôlant ses émotions «Pour cet été à Toronto, j’ai l’intention de donner tout ce que j’ai. ». Elle souhaite revenir des jeux en étant fière d’elle et de ses scores, mais également d’y avoir pris du plaisir «Je ne veux pas regarder en arrière et me rendre compte que j’ai manqué la chance de vivre une belle expérience en me mettant trop de pression. ».

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«Aujourd’hui, je suis plus solide qu’avant et je suis prête à faire face à tout.»

Après une légère déception lors des jeux paralympiques de 2012, Sarah a su faire face et connaît à présent une détermination plus forte que jamais. Elle affirme avoir eu beaucoup de travail à faire au niveau psychologique pour reprendre confiance en elle, «Pendant les 3 dernières années, j’ai eu un gros travail à faire sur moi-même. J’ai dû accepter le fait que je ne suis pas invincible, qu’il peut m’arriver à moi aussi de vivre une contre-performance, mais que ce n’est pas la fin du monde. C’est décevant, c’est frustrant, mais je dois me servir de ces expériences pour apprendre de mes erreurs et m’améliorer.»

À présent, la jeune femme affirme se sentir bien. Elle a pratiqué un autre sport, le vélo à mains, qu’elle n’avait jamais pratiqué auparavant. Arriver dans un nouveau sport où aucune attente ne pèse sur ses épaules s’est révélé être si apaisant et décompressant que cela a été une révélation  pour elle : « ça m’a permis de me rappeler à quel point j’aime le sport, et non juste le fait de gagner. ». Cette pause de natation lui a également permis de se rendre compte à quel point elle aimait nager : «après presque 2 mois sans nager je m’ennuyais de la piscine et j’avais hâte de retourner m’entraîner. »

« J’ai l’intention de continuer à nager encore un certain temps. »

Comment imagine-t-elle son avenir ? À nager ! Elle ignore pendant encore combien de temps elle nagera, mais tant que cela lui apporte du plaisir, elle n’imagine pas arrêter de sitôt. Elle affirme même continuer l’entrainement lorsqu’elle arrêtera de faire de la compétition, cela concerne la natation mais aussi les autres sports. « Le sport m’a tellement apporté, il fait partie intégrante de ma vie, je crois que je ne pourrais plus m’en passer. ». Elle souhaite également rester impliquée auprès des jeunes en continuant ses conférences de sorte à les encourager et les inciter à être plus actifs.

Concernant son avenir dans le milieu professionnel, elle estime être encore à ses débuts, mais nous lui souhaitons beaucoup de réussites : « il me reste beaucoup de chemin à faire, mais j’aimerais beaucoup essayer de faire de la traduction littéraire. ».

Ensemble, participons à la semaine québécoise des personnes handicapées!

semaine québécoise des personnes handicapéesLe début du mois de juin marque le lancement de la semaine québécoise des personnes handicapées. Du 1er au 7 juin, l’Office des personnes handicapées du Québec a pour objectif de sensibiliser la population québécoise à la participation sociale des personnes handicapées.
Cette année, le concept est « Ensemble, bâtissons une société plus inclusive! » afin d’inciter chacun d’entre nous à poser des petits gestes simples, mais d’une grande importance. Les affiches de la campagne suivent ce thème en nous présentant des personnes ayant différentes incapacités en tant qu’exemples positifs de la participation sociale.

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Souvent, bien qu’on ait l’intention d’inclure les personnes handicapées à notre société, on ne sait pas comment s’y prendre, ni par où commencer. Ce qui est intéressant avec la campagne de cette année, c’est qu’elle nous suggère des actions simples, mais concrètes.

  • Vous mangez au restaurant : utilisez le feuillet de commentaires pour signaler un manque d’accessibilité de la terrasse, de la salle de toilette ou d’une section particulière.
  • Vous êtes parent? Discutez avec votre enfant de sa perception des personnes handicapées et amenez-le à développer une attitude respectueuse envers celles-ci.
  • Vous faites partie d’une organisation sportive, culturelle ou de loisirs? Suggérez que les personnes responsables de l’animation ou de l’entraînement reçoivent une formation leur permettant de mieux accueillir et servir les personnes handicapées.
  • Vous parlez à une personne qui s’exprime difficilement? Prenez le temps de l’écouter sans la juger. (Source OPHQ)

Les activités de la programmation 2015 prennent place à travers tout le Québec. Il y aura entre autres, à Sherbrooke et à Drummondville, un spectacle-conférence gratuit offert par Martin Deschamps, porte-parole de la Semaine pour une treizième année consécutive.

Pour connaître tous les détails des événements dans votre région, rendez-vous sur le site de l’OPHQ.

Bonne semaine!

Juin pour beaucoup d’organismes est le mois des assemblées générales annuelles, voici les informations sur la nôtre.

Ci-dessous l’avis de convocation pour notre AGA, n’importe qui peut y assister mais il faut être membre en règle pour avoir le droit de voter et de se présenter au conseil d’administration. Si vous êtes intéressé à devenir membre de l’Association, vous trouverez toutes les informations ainsi que les formulaires dont vous avez besoin en cliquant sur le lien suivant : http://spina.qc.ca/soutien-membres

AUX : Membres de l’Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie du Québec (ASBHQ)
DE : Marie-Claude Saindon, secrétaire de l’ASBHQ

OBJET : AVIS DE CONVOCATION :
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE l’ASBHQ 2015

Chers(es) membres,

Au nom des membres du Conseil d’administration de l’ASBHQ, il me fait plaisir de vous inviter à l’Assemblée générale annuelle (AGA), le jeudi 18 juin 2015.

C’est un moment privilégié pour faire ensemble le bilan de l’année passée, nous faire part de vos idées et rencontrer les autres membres de l’Association. C’est aussi l’occasion de vous présenter en élection pour siéger sur notre conseil d’administration. N’hésitez pas à vous impliquer. Nous avons besoin de relève pour faire le plein d’idées et d’énergies neuves !

Enfin, sachez que l’Assemblée générale annuelle est réservée aux membres en règle de l’Association. Ainsi, si vous n’avez pas encore renouvelé votre adhésion pour l’année 2015-2016, nous vous rappelons qu’il est important de le faire.

Cette assemblée se tiendra de 19 à 21 h par Skype à :
Montréal : ASBHQ, 7000 avenue du Parc, bureau 309, les bureaux sont complètement adaptés.
Sherbrooke : 928, du Fédéral, Sherbrooke

Vous êtes conviés à vous joindre aux membres de votre Association dès 18h15 pour un souper, à l’endroit le plus proche de chez vous. Veuillez lire, ci-joint, l’ordre du jour relatif à la tenue de l’Assemblée générale annuelle.

Nous vous remercions de votre collaboration et espérons vous voir nombreux.

Marie-Claude Saindon
Secrétaire de l’ASBHQ

N.B. Pour Montréal : Veuillez confirmer votre présence avant le jeudi 11 juin 2015 au 514-340-9019 ou 1 800 567-1788, ou par courriel à info@spina.qc.ca.
Pour Sherbrooke : Veuillez confirmer votre présence avant le jeudi 11 juin 2015 auprès d’Aline Nault au 819-822-3772 ou asbhestrie@hotmail.com.

Votre réservation est importante, car nous devons prévoir le nombre exact de repas. Les documents seront disponibles sur place le soir de l’AGA.

Une offre d’emploi pour l’été à l’Association

L’Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie du Québec (ASBHQ) est à la recherche d’unE agentE de projet dans le cadre du programme Emploi-Été du Gouvernement du Canada.

L’ASBHQ est une association provinciale qui a pour mission d’apporter du soutien aux personnes au prise avec ces malformations ainsi qu’à leurs familles. L’ASBHQ a aussi pour mission de faire de la prévention et d’informer le public sur ces malformations, elle développe aussi en partenariat avec des centres de réadaptation des programmes spécialement adaptés pour sa clientèle et ses membres.

Description des tâches :

-Mettre en œuvre les activités pour le mois du spina-bifida (juin) et gérer toute la partie communication autour des activités ;

-Promouvoir les activités du mois du spina-bifida auprès des membres, des partenaires et du grand public ;

-Entretenir la page Facebook et le fil Twitter de l’association ;

-Rédiger 2 articles pour la revue trimestrielle de l’ASBHQ qui paraîtra en septembre ;

-Faire une relance auprès des membres pour la mise à jour de la base de données ;

-S’assurer que nos partenaires ont toute la documentation dont ils ont besoin.

Profil recherché :

Vous avez moins de 30 ans, et vous étiez aux études à temps plein à l’hiver et avez l’intention d’y retourner à temps plein à l’automne 2015 ;

ÉtudiantE au CEGEP ou à l’université ;

Communication, marketing, marketing social, publicité ou gestion philanthropique ;

Doit être à l’aise avec la suite Office, les TI et les réseaux sociaux.

Poste de 8 semaines à temps plein

Veuillez s’il vous plaît faire parvenir votre CV ainsi qu’une lettre de présentation à  Laurence Leser à l’adresse courriel suivante : info@spina.qc.ca au plus tard le mercredi 6 mai à 17h.

Les bureaux de l’ASBHQ sont accessibles.

Steve Kean expose le spina-bifida

Steve Kean photographie le spina-bifida

 

Sujith-Front to Back-Steve_Kean

Du 27 mars au 25 avril, le Centre for Contemporary Photography, à Toronto, présente l’exposition Spina Bifida – Front to Back, du photographe professionnel Steve Kean, lui-même atteint du spina-bifida. Il confie être motivé par son intérêt pour le monde qui l’entoure. «Je vois des milliers de gens autour de moi, chacun avec sa propre histoire et je veux connaître et montrer leurs histoires, dit-il. Dans le cas du projet Spina Bifida – Front to Back, je suis motivé par ma propre expérience d’avoir été un sujet d’étude, médical, éducatif et d’apprentissage… souvent aux dépens de la dignité et du pouvoir personnel.»

Il a approché des gens atteints du spina-bifida avec qui il se sentait dans une certaine zone de confort. Mais, il lui a fallu quelques années pour avoir le courage de leur demander de participer à son projet. La grande majorité a accepté. Pour la plupart, il a commencé par les portraits de face en couleur, puis, lors d’une deuxième session, il a travaillé avec ses sujets pour les portraits plus intimes, nus de dos, en noir et blanc. Enfin, le choix des photos s’est fait en collaboration avec ses sujets.

Son exposition fait partie du 2015 Tanlged Art+Disability Festival, ayant pour titre STRANGE BEAUTY. «Je suis honoré de faire partie de ce festival qui rassemble un si haut calibre d’artistes handicapés, poursuit Steve Kean. Une fois la majorité du travail fait, j’ai interviewé chaque personne que j’avais photographiée pour avoir une sensation de ce qu’elle a vécu pendant son travail sur Spina Bifida Front To Back. Les mots des personnes photographiées font partie intégrante de l’exposition.»

Le photographe a choisi la couleur pour les portraits de face pour démontrer ce que les gens perçoivent au quotidien lorsqu’ils croisent une personne atteinte de spina-bifida. «Nos dos sont la source de notre handicap et de tout ce qui vient avec, mais notre handicap n’est pas tout ce que nous sommes, ajoute-t-il. Par ailleurs, les images en noir et blanc montrent les formes, les textures et les lignes qui définissent beaucoup mieux le spina-bifida que la couleur. Cela fait ressortir la forme et fait en sorte que les gens s’arrêtent devant les photos et les regardent réellement.»

Michelle G-Steve_Kean

 

 

 

 

 

 

L’exposition se tient au 401, rue Richmond Ouest, salle 120, à Toronto.

Divin grâce au spina-bifida

queue

Chandre Oraon, un Indien âgé de 35 ans, est né avec un spina bifida occulta, la forme la moins sévère du spina bifida. L’affection s’est manifestée par une petite touffe de poils au point de malformation des vertèbres, que ses parents ont coupée lorsqu’il était jeune. Chandre Oraon a ensuite été gravement malade, au point de frôler la mort selon sa famille. Un événement à la suite duquel ses parents ont conclu que sa touffe de poils était frappée de pouvoirs surnaturels.

Depuis, Chandre Oraon n’a jamais coupé ces poils, au point que sa « queue » fait maintenant 36 cm (14.5 po) de long. Une queue qui lui a apporté son lot de moqueries et de remarques désobligeantes durant son enfance, mais qui lui permet maintenant d’être considéré comme rien de moins qu’une divinité.

Des milliers d’Indiens considèrent en effet cette queue comme un signe de chance. Chandre est aujourd’hui considéré comme une divinité, plus précisément comme la réincarnation d’un dieu singe (animal vénéré par les Indiens) nommé Hanuman. Le fait que Chandre soit cueilleur de thé, ce qui l’oblige à grimper aux arbres, ajoute au mythe…

Des milliers d’Indiens se déplacent, parfois sur de longues distances, pour le rencontrer dans son village du Bengale dans l’espoir de toucher sa queue et lui demander d’utiliser ses « dons divins » pour les protéger ou aider un de leurs proches.

The Man with A 14.5 Inch Tail
Sur YouTube

Réalisons ensemble des projets aux retombées très concrètes.

Les actions de l’Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie du  Québec vous interpellent ?

Nous avons beaucoup de pain sur la planche en 2015, ayant entrepris 3 grands chantiers prioritaires :

-Site Internet
-Outils de sensibilisation pour les professionnels de la santé et le grand public
-Campagne de sensibilisation à la prise d’acide folique pour les quelque 900 000 jeunes femmes en âge de concevoir au Québec

L’Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie du Québec dispose de moyens limités et d’une seule employée permanente! Cependant, notre rôle de soutien auprès des personnes concernées par le spina-bifida et l’hydrocéphalie et notre désir d’en réduire les conséquences par la sensibilisation nous force à déployer beaucoup de créativité pour faire beaucoup avec peu.

Un document à mettre entre toutes les mains…

Nous autofinançons la plus grande part de nos projets. C’est pourquoi votre soutien est si précieux, qu’il soit de nature bénévole, financière, matérielle ou technique.

Vous connaissez des entreprises ou des personnes qui pourraient avoir envie de nous aider à réaliser ces grands projets?

Faites circuler dans vos réseaux cet article ainsi que le lien vers un document pdf ci-dessous qui donne un tour d’horizon de ce que nous chercherons à accomplir au cours des prochains 18 mois et qui propose mille et une façon de participer à concrétiser une démarche qui est importante pour la santé de nos bébés et pour que les personnes handicapées puissent elles aussi contribuer à la pleine mesure de leurs talents à la vie en société.

Merci de votre générosité.

À lire et à partager : Plan de partenariats et de commandites

L’acide folique, pour toutes les futures mamans

 

pub facebook

C’est notre campagne de financement annuelle ! Aidez-nous à soutenir les personnes vivant avec le spina-bifida et/ou l’hydrocéphalie et pour que la prise d’acide folique devienne un réflexe comme choisir le prénom de bébé.
L’Association de Spina-Bifida et d’hydrocéphalie du Québec veut SENSIBILISER les quelques 809 000 jeunes femmes sur l’importance de prendre de l’acide folique quotidiennement dès qu’elles envisagent d’avoir un bébé, pour ainsi PRÉVENIR les malformations du tube neural.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE POUR INFORMER LES FUTURES MAMANS :
• Élaboration et distribution d’un outil d’information
• Rencontres directes avec les mamans lors d’événements ou dans des lieux qu’elles fréquentent à Montréal et à Québec
• Campagne de relations publiques en préparation au mois du spina-bifida en juin
• Ligne téléphonique et contenu sur l’Internet pour les futures mamans qui veulent s’informer.
L’Association fait de la prévention et soutient depuis 1976 les familles qui reçoivent un diagnostic de malformation du tube neural.
Aidez-nous à informer et à soutenir les mamans pour favoriser la santé de nos bébés !
Pour faire un don en ligne, cliquez ici : https://www.canadahelps.org/fr/giv3/6449
Votre soutien fera toute la différence, merci !

Avez-vous entendu parler du film « Prends-moi » ?

Alexandre Vallerand

crédit photo Facebook

Lors du dernier Festival international du film de Toronto, le court métrage «Prends-moi» a pris tout le monde par surprise. Ce film de dix minutes, réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette, qui nous avait déjà donné «Inch’Allah» en 2012 et le documentaire «Les petits géants» en 2009, et André Turpin, connu pour son long métrage «Un crabe dans la tête», raconte l’histoire d’une jeune femme atteinte du syndrome McCune-Albright, interprétée par Maxime D. Pomerleau, et d’un jeune homme atteint de paralysie cérébrale, joué par Alexandre Vallerand, qui vivent en CHSLD et qui veulent une relation sexuelle.

En fait, ce film, qui sera présenté au Festival du nouveau cinéma à Montréal le vendredi 10 octobre à 17h à l’UQÀM, surprend pour deux raisons : d’abord, il aborde un sujet tabou, la sexualité des personnes handicapées, puis les deux comédiens sont eux-mêmes handicapés. En entrevue, Alexandre Vallerand nous explique pourquoi il a voulu faire ce court métrage. «Je vis en résidence et Anaïs Barbeau-Lavalette est venue me voir pour discuter de sexualité, explique le jeune homme de 20 ans. Puis, elle m’a proposé de jouer dans le film.»

Il faut dire qu’Alexandre Vallerand n’en est pas à sa première participation à un tournage. En 2012, il incarnait le personnage de Kevin Dufort dans la série «30 Vies», produite par Fabienne Larouche et diffusée à Radio-Canada. Il est membre de l’Union des artistes et a suivi des cours en théâtre à l’École des arts de la scène Nos Voix Nos Visages, il a suivi les cours pour ados à l’École nationale de l’humour, puis au Carré-Théâtre, avec Sophie Stanké.

André Turpin et Anaïs Barbeau-Lavalette ont tourné pendant deux jours dans un CHSLD, une salle de maquillage ayant été aménagée pour l’occasion. «Deux jours, c’est court, mais Anaïs et André sont de vrais pros et ils savaient où ils voulaient aller, confie Alexandre Vallerand. Nous avons tourné des moments très intenses, très intimes et toute l’équipe a été très discrète pendant ceux-ci, pour ne pas gêner Maxime.» Les deux jeunes comédiens ne se connaissaient pas auparavant, ne s’étant rencontrés que pour se préparer. Par contre, Alexandre Vallerand avait été impressionné de voir les voyages de la jeune femme sur sa page https://www.facebook.com/maxime.d.pomerleau. «J’ai été impressionné de travailler avec ces trois personnes!», lance-t-il.

Alexandre Vallerand estime qu’il était important de faire «Prends-moi» parce que la communauté des personnes handicapées a besoin que l’on parle des choses taboues comme la sexualité. Même dans les CHSLD, le sujet est très peu discuté. Certaines institutions proposent une chambre d’intimité, toutefois, elles ne sont disponibles que pendant trois heures. «C’est une réalité qui m’est proche dans ma propre vie, dit-il. Je l’ai vécu chez mes parents, car même pour eux, la question était délicate. En institution, il faut faire affaire avec une travailleuse sociale.»

Le jeune comédien, qui a fait ses armes en humour, avoue qu’il n’existe pas beaucoup de rôles pour les personnes handicapées. «Lorsque les gens me demandent comment j’ai eu le rôle dans 30 Vies, je leur explique que j’ai une formation en théâtre et que Fabienne Larouche tenait à ce que le rôle soit joué par une personne handicapée. Je vois beaucoup de gens dans mon cas qui veulent être comédiens, je leur dis d’aller chercher un agent et de suivre des cours.»

Photo tirée de la production

Photo tirée de la production

Acide folique et spina bifida : les dernières découvertes de la science

Par Louise Casavant

Selon les plus récentes découvertes scientifiques, l’efficacité de l’acide folique dans la prévention du spina bifida pourrait être augmentée par certains suppléments, mais, à l’opposé, être diminuée par l’exposition au soleil.

Suppléments de nucléotides

Une équipe de recherche du Great Ormond Street Hospital (Royaume-Uni) croit qu’un supplément pris en début de grossesse, de concert avec ceux d’acide folique, peut aider à diminuer encore un peu plus le risque de malformations du tube neural.

Si la prise de suppléments d’acide folique avant et pendant les trois premiers mois de la grossesse a permis de diminuer l’incidence du spina bifida, elle n’est, comme chacun sait, pas parvenue à l’enrayer. Une des raisons évoquées est qu’un « blocage » génétique peut dans certains cas affecter la façon dont l’acide folique est métabolisé.

Le supplément testé contient des nucléotides (molécule organique qui est l’élément de base d’un acide nucléique tel que l’ADN ou l’ARN), qui ont la propriété d’outrepasser ce blocage, permettant par le fait même une plus grande efficacité de l’acide folique. Les tests effectués sur des souris ont montré une diminution en 85 % de l’incidence des malformations du tube neural avec l’utilisation de ce supplément.

Nicholas Greene, professeur au département de neurobiologie développementale à l’Institute of Child Health, partenaire de recherche du Great Ormond Street Hospital, commente : « Nous en sommes encore aux premiers stades de cette recherche, mais nous espérons que les résultats prometteurs obtenus sur des souris pourront éventuellement être reproduits chez l’humain. »

À noter que la même équipe de recherche a déjà démontré en 2010 que l’inositol, une molécule organique cyclique composée de six atomes de carbone et des six groupements hydroxyles, parfois à tort considérée comme une vitamine, pouvait augmenter l’efficacité des suppléments d’acide folique lorsque prise de concert avec eux.

Plus de choline

Par ailleurs, bon nombre d’études ont déjà démontré le rôle vital que joue la choline, nutriment essentiel généralement rangé dans la catégorie des vitamines B, dans l’alimentation des femmes enceintes pour éviter les malformations congénitales, dont celles du tube neural. Comparées aux femmes ayant un taux de choline suffisant dans leurs diètes, les femmes montrant de bas taux de choline dans leur alimentation courent quatre fois plus de risques d’avoir des bébés souffrant de malformations du tube neural, tel le spina bifida.

Mais de récentes recherches, dont les résultats ont été publiés dans le American Journal of Clinical Nutrition, tendent à montrer que les quantités nécessaires pour assurer le bon développement de l’embryon seraient plus grandes que ce qu’on croyait.

La choline est un élément essentiel à la fabrication du phosphatidylcholine, un composant essentiel à la constitution des membranes cellulaires. L’étude menée par le Dr Marie Caudill, professeur à la Division of Nutritional Sciences at Cornell University, a permis de mettre en évidence la demande plus grande que prévue de phosphatidylcholine pour le bon développement du fœtus. « Des résultats qui sont significatifs et qui pourraient mener à des recommandations d’augmenter les taux de choline dans la diète des femmes enceintes », soutient le Dr Caudill.

La choline joue aussi un rôle important dans le développement des parties du cerveau responsables de la mémoire et de la capacité d’apprendre à long terme. Les œufs en constituent l’apport le plus facile et le moins coûteux.

Rappelons cependant, tel que mentionné par Mme Sophie Bernard dans un article paru dans le Spinnaker à l’hiver 2013, qu’à l’heure actuelle moins de 30 % des femmes enceintes ou susceptibles de le devenir observent les recommandations en vigueur en lien avec les suppléments d’acide folique.

Acide folique et soleil ne font pas bon ménage

Par ailleurs, les femmes enceintes ou qui tentent de le devenir et qui suivent les recommandations concernant les suppléments d’acide folique pourraient voir les bénéfices liés à ce supplément diminuer de façon substantielle en raison de leur exposition au soleil.

Une étude effectuée à Brisbane (Australie) sur 45 jeunes femmes en santé âgées de 18 à 47 ans montre en effet que de fortes expositions au soleil peuvent entraîner une réduction allant jusqu’à 20 % des niveaux d’acide folique. Les femmes les plus à risque sont celles qui s’exposent au soleil durant les périodes où les rayons UV sont le plus puissants, soit entre 10 h et 15 h, et qui le font avec une protection solaire minimale.

Le professeur Michael Kimlin et le Dr David Borradale (Queensland University of Technology), qui ont mené l’étude, admettent que de plus amples recherches, incluant un essai clinique contrôlé, seront nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires. Pour l’instant, on se contente de conseiller aux futures mères de continuer à suivre les recommandations d’usage concernant les suppléments d’acide folique et d’éviter de s’exposer au soleil sans protection solaire, surtout entre 10 et 15 h.